" Errance et mobilités : La rue et ses espaces chez les personnes sans domicile fixe en Polynésie française "

En 1995, seules 40 à 50 personnes vivaient dans les rues de Papeete contre 345 en 2019. La population des sans domicile fixe a ainsi été multipliée par 7 en l’espace de 24 ans.

La MSH-P a décidé d’entreprendre une étude de cette population dont l’une des spécificités est une forte mobilité à plusieurs échelles (mobilité inter-îles, mobilité entre la rue et leurs familles, mobilités du quotidien liées à leurs stratégies de survie). En étudiant ces trois « régimes de mobilité » et en analysant leur articulation, le projet de recherche permettra de mieux appréhender les trajectoires d’errance individuelles et d’apprécier les dynamiques sociales et économiques qui leur donnent forme, sur le territoire. Ce faisant, il permettra de nourrir de nouvelles réflexions quant à la prise en charge institutionnelle du phénomène de l’errance, en Polynésie française.

L'étude a débuté en Septembre 2020 sur les fonds propres de la MSH-P, le Haut-Commissariat de le Polynésie Française a ensuite pris le relais du financement à compter d'octobre 2020 jusqu'à la fin du projet en Juin 2021.

Responsable scientifique : Dr. Loïs BASTIDE, Maître de Conférences en Sociologie à l’UPF

Chargée d’étude : Yamina TAEREA, Doctorante à l’UPF, chercheuse associée à la MSH-P.