• « Contribution à l’étude du Patrimoine Culturel Immatériel de la Polynésie française », Ministère de la Culture et de l’Environnement, programme réalisé par Frédéric TORRENTE.

L’objet de ce programme est double : contribuer à l’étude du Patrimoine Immatériel de la Polynésie française et participer à la connaissance et à la mise en valeur du marae Taputapuatea, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO afin de contribuer au développement culturel et économique à travers le tourisme.

 

  • « Adaptation et diversité culturelle sur les atolls des Tuamotu : la tradition pour affronter les enjeux actuels et à venir », direction Eric CONTE (UPF) et Guillaume MOLLE (ANU), financé par le Contrat de Projet Etat / Polynésie française.

Ce programme de recherche porte sur plusieurs années et a débuté par deux missions de terrain sur l’atoll de Fakahina. Il devrait se poursuivre avec des travaux sur les atolls de Niau, Makatea et Ana’a.

Plusieurs projets d’humanités numériques de long terme, sous la responsabilité scientifique de Jacques VERNAUDON (EASTCO-UPF), ont été lancés en 2018 sur des financements « Contrat de projet État-Polynésie française » obtenus par la MSH-P.

Ces projets sont réalisés en partenariat avec la Pacific And Regional Archive for Digital Sources in Endangered Cultures (PARADISEC). Il s’agit en particulier de constituer de larges bases numériques lexicales et des archives textuelles écrites et orales dédiées à l’étude et à la valorisation des langues de Polynésie française, et de rendre ces données interopérables grâce au développement de fonctions informatiques spécialisées.

Outre la MSH-P, plusieurs composantes internes de l’UPF sont impliquées dans ces programmes : l’équipe d’accueil « Sociétés traditionnelles et contemporaines en Océanie » (EASTCO), la Bibliothèque universitaire et la Direction des systèmes d’information.

  • Base lexicale ANAREOlittéralement, la "grotte des langues" en tahitien. Elle héberge en particulier les données sources du Dictionnaire en ligne de l’Académie tahitienne et celles de l’Atlas numérique des langues de Polynésie française. Cette base est régulièrement enrichie par des enquêtes de terrain ou des contributions de spécialistes (ex. régulation des taxinomies scientifiques).

 

  • Bibliothèque scientifique numérique ANA’ITE, la "grotte des savoirs". Cette base est administrée en partenariat avec le Service du patrimoine archivistique et audiovisuel. Elle donne accès librement à des ressources archivistiques rares concernant la Polynésie française et permet d’accroître la capacité de recherche et d’analyse des contenus grâce à la conversion des documents au format texte et à l’intégration de métadonnées de qualité.

 

  • Programme CONCORDANCElauréat de l’appel à projet CollEx-Persée 2019, et piloté avec Claire Mouraby (BU-UPF). Ce projet a pour ambition de rendre interopérables les données lexicales d’Anareo et les corpus textuels déposés sur Ana'ite. En partant d’un mot du dictionnaire tahitien-français, les utilisateurs pourront visualiser un répertoire d’exemples référencés issus de textes en tahitien du XIXe et du XXe siècles.

 

  • ANAVEVOla "grotte des échos", dédiée au dépôt, à l’archivage et à la consultation d’enregistrements oraux réalisés en langues de Polynésie française. Cet autre projet s’inscrit dans la collaboration scientifique et technologique engagée entre la MSH-P et PARADISEC, avec le soutien du Centre of Excellence for the Dynamics of Language et le Fonds Pacifique.
  • En octobre 2018, une convention a été signée avec le Président de la Polynésie française pour le lancement du programme « Histoire et mémoire des essais nucléaires en Polynésie française » (2018-2020) dirigé par Renaud MELTZ (Université de Haute Alsace /CRESAT). Le projet a été prolongé jusqu'en septembre 2021.

Ce programme consiste d’une part à écrire une histoire politique des essais nucléaires à l’aide de nouvelles archives et, d’autre part, à recueillir sous forme d’enregistrements les témoignages des acteurs du CEP au sens large (vétérans polynésiens et métropolitains, hommes politiques, habitants concernés en raison de leur fonction ou de leur lieu de résidence). Le premier axe rassemble une quinzaine de spécialistes, et le second bénéficie d’un post-doctorant basé à Tahiti, Alexis VRIGNON.

  • Parallèlement au programme « Histoire et mémoire des essais nucléaires en Polynésie française », la MSH-P a également mené l’étude anthropologique « Les atolls des Tuamotu au temps des essais nucléaires : le cas de Reao », dirigé par Emilie NOLET (Paris-1) et achevé en Août 2020.

Voir la présentation de l'étude réalisée

  • « Violences familiales et changement social en Polynésie française » : le projet « Parentalités adolescentes et violences intrafamiliales en PF », dirigé par Loïs BASTIDE (UPF) et financé par l’Institut National de la Jeunesse et d’Education Populaire de 2018 à mars 2020, a permis de construire un programme de recherche plus vaste, articulé autour de 3 axes :
  1. Configurations familiales et construction de la violence
  2. Violences familiales et action publique
  3. Vulnérabilités sociales et violences familiales

En Octobre 2020, Lucile HERVOUET, post-doctorante financée par la MSH-P et le Contrat de Projet Etat-Pays, intègre le programme ; le financement de la Direction des Solidarités, de la Famille et de l'Egalité (DSFE) permet le recrutement d'une seconde post-doctorante pour une année à partir de janvier 2021, Lauriane DOS SANTOS.

  • Devant l'importance prise par "l'ice" (méthamphétamines) ces dernières années en Polynésie française et celle du paka (cannabis) consommé de longue date, nous avons décidé de lancer un programme d’étude sur les drogues co-financé par le Gouvernement de la PF et la MSH-P.

Le 23 août 2019, une convention a été signée avec le Ministère de la santé et de la prévention pour la mise en œuvre d’un programme de recherche intitulé « La consommation d’Ice à Tahiti : politiques publiques, usages et trafics ». Pour mener cette étude de 2 ans sur le terrain, deux post-doctorantes, Alice SIMON et Alice VALIERGUE, ont été engagées à compter d'octobre 2019 sous la direction de Henri BERGERON (Sciences-po - CSO) et Michel KOKOREFF (Paris 9-CRESPPA).

Le programme a été clôturé entre le 24 et le 27 août 2021 avec 3 temps de restitution : une conférence privée à la Direction de la Santé avec le comité de suivi uniquement ; une visioconférence filmée le lendemain entre les chercheurs et les acteurs institutionnels directement impliqués ; et enfin une conférence de presse le 27 août à l'université afin d'informer le plus grand nombre sur les résultats de cette étude.

Le rapport final ainsi que la vidéo de la conférence de restitution du 25 août 2021 sont disponibles ci-dessous :

  • " Errance et mobilités : La rue et ses espaces chez les personnes sans domicile fixe en Polynésie française ", responsable scientifique : Loïs BASTIDE (UPF), chargée d’étude : Yasmina TAEREA, (UPF), cofinancement MSH-P /Etat.

En 1995, seules 40 à 50 personnes vivaient dans les rues de Papeete contre 345 en 2019. La population des sans domicile fixe a ainsi été multipliée par 7 en l’espace de 24 ans.

La MSH-P a décidé d’entreprendre une étude de cette population dont l’une des spécificités est une forte mobilité à plusieurs échelles (mobilité inter-îles, mobilité entre la rue et leurs familles, mobilités du quotidien liées à leurs stratégies de survie). En étudiant ces trois « régimes de mobilité » et en analysant leur articulation, le projet de recherche permettra de mieux appréhender les trajectoires d’errance individuelles et d’apprécier les dynamiques sociales et économiques qui leur donnent forme, sur le territoire. Ce faisant, il permettra de nourrir de nouvelles réflexions quant à la prise en charge institutionnelle du phénomène de l’errance, en Polynésie française.

L'étude a débuté en Septembre 2020 sur les fonds propres de la MSH-P, le Haut-Commissariat de le Polynésie Française a ensuite pris le relais du financement à compter d'octobre 2020 jusqu'à la fin du projet en Juin 2021.

  • Dans le cadre du Contrat de projet Etat-PF, la MSH-P a proposé un programme intitulé « La fiducie, outil de gestion de l’indivision foncière » sous la direction de Tamatoa BAMBRIDGE (CRIOBE-CNRS) et François-Xavier Lucas (Paris-1).

L’objectif est de travailler en partenariat avec des juristes et des élus pour envisager la solution de la fiducie (l’équivalent du « trust » anglais) comme réponse aux problèmes posés par l’indivision. Un groupe de travail a été mis en place en 2019 avec des maires et des associations pour organiser un workshop avec les autorités en 2020 qui pourrait aboutir à une proposition de loi présentée à l’Assemblée de la Polynésie.